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5.13.2015

DÉJA VU


I remember the first time I got dazzled by the spectacular view of cherry trees blooming in the spring. Blossoms filled the air with their delicate scent and there were flowers, flowers as far as the eye could see. My little house, next to an orchard, was a blessing. I could enjoy the show in the comfort of my living room, or doing the dishes, looking through the small window above the sink.
It was peaceful.

Still today I live close to cherry trees, but this time the term "peaceful" takes a whole different meaning. Though the Park is right on the other side of the street, there's a 10 minute walk and hundreds of people between me and the pretty blossoms. Everyone is waiting for their turn under the shade of the branches covered with white and pink. Everyone is dressed as they are going to Sunday church; their clothes are nice and tidy, their hair done, their teeth white, and they all take poses beside the quiet and tall models.

After 4 years of living in a big city I've learnt to share my precious loneliness with others. They don't talk but they are there, constantly in my sight, constantly reminding me that I am never really alone. It doesn't bother me so much anymore.

As I walked back I could see some of the girls barefooted. I guess there's just so much your feet can endure in heels.

A constant smile was following me during my little adventure, different thoughts also, all peaceful. The gloomy faces of Toronto streets disappeared, transformed by the quietness of the Park, the smell of the wild flowers and the new carpet of green grass after a long winter.

How I miss British Colombia.









8.02.2011

CHERRY SEASON



Les cerises ont commencés il y a une semaine environ. La "crew" est là, nouveaux arrivants provenant d'Ontario, Québec, Belgique, Allemagne et autres, me rappellant un peu fébrilement les connaissances faites l'été d'avant. Bénévolement, j'assiste au sorting une fois de temps en temps, ou monte faire les boîtes ou fait du travail de bureau pour le simple plaisir d'être là, savourer l'odeur des fruits fraîchement ceuilli, le voir lui, travailler d'arrache pied; De bons souvenirs. En le regardant sourire, courir à droite et à gauche, trouver le temps de faire des plaisanteries, je me suis souvenu de ce qui m'avait attiré vers lui un an auparavant. Ces longues journées pèsent sur lui, l'épuise jusqu'à la moelle, ne nous laissant que pour option des siestes de fin d'après-midi qui durent jusqu'au lendemain matin, 4h 00 am, où une autre journée commence. Ce n'est certes pas le temps idéal pour dire aurevoir ou même penser à ce genre de choses. Alors à chaques jours on fait comme si de rien n'était, des enfants un peu naïfs qui ferment les yeux sur la réalité mais qui devront tôt ou tard cesser de jouer les aveugles.

Lentement, je commence à faire mon deuil des gens que je ne verrai probablement plus, des amitiés nouvellement faites à qui je devrai dire aurevoir également. Jamais je ne me suis sentie aussi bien à un endroit qu'à celui-ci; Oyama. Petit village dans la vallée d'Okanagan, ma maison. J'y retournerai je le sais. En attendant, ça me brise le coeur de partir. Je devrai dire aurevoir aux étés chauds et secs, aux montagnes, aux lacs et tout ces petits détails avec lesquels je suis tombé en amour. Et toi...

Les cerises me rappellent la première raison de ma venue ici. À ce même moment l'été dernier, j'avais une raison de rester comme j'ai une raison de partir aujourd'hui. Comme c'est étrange... Maintenant je connais la date de mon retour dans la belle province à mon article datant du 3 juillet 2010, celui-ci : DÉPART IMMINENT.

Date de départ: 4 juillet 2010.
Date de retour: 7 août 2011.

Une nouvelle aventure commence.

7.08.2011

BACK IN THE 70'S


En théorie, nous étions en direction d'Enderby pour un ciné-parc, chose qu'ils avaient annulé la fin de semaine précédente. Jo et moi nous sommes retrouvés au café pour covoiturer jusque là-bas, j'amenai ma couverture et un rechange chaud. "Si il fait froid", que j'me disais. Elle me dit qu'elle devait d'abord aller chercher 2 autres personnes chez B. 



Jusqu'à lord je n'avais vu que Kalamalka Lake et Wood Lake, les 2 lacs bordant le village où je vis et la 97. Je vis le somptueu Okanagan Lake derrière les montagnes pour la première fois, d'abord en montant Oceola puis ensuite en descendant Okanagan Centre Rd. En longeant le lac, des plages de galets magnifiques à pertes de vue, une eau clair et limpide, tellement belle qu'on y plongerait nue sans hésitation. Les maisons qui bordaient le lac étaient, pour la plupart, sans prétention. Tantôt des petits chalets de bois, tantôt des villas de styles espagnoles, de grands arches et des arbres, des fleurs partout. Ça sentait bon la verdure. Me laissant enivrer de la douce odeur du soir qui approchait et des délicats rayon du soleil de fin d'après-midi, je relevai néanmoins la tête en voyant plusieurs voitures stationnées devant une même maison. Je dis à Jo qu'il devait sûrement y avoir une fête pas loin et pour cause, elle me répondit " This is B's House ". Mon regard fila à gauche et je pris un air totalement béat en voyant ma 2ème famille, presque toute réunie devant une banderole que je ne pus lire immédiatement.

 J'ai toujours eu un malin plaisir à juger le visage des gens qui ont des surprises, je ne me serais sûrement pas épargnée! Pour une surprise... c'en était une! Je me retins de pleurer sous l'émotion, tellement d'amour m'entourait. Ils m'avaient préparé un rechange uniquement pour l'occasion "Back in the 70's" et je me souvins alors que Jo et moi en avions parlés quelques temps auparavant. Pas tout à fait à l'aise dans les pantalons verts qui me faisaient des fesses de 2 kilomètres, je me laissai néanmoins aller au jeu et l'enfilai sans me poser de questions. J'allai rejoindre tout le monde pour un BBQ, l'ambiance était bonne, la nourriture délicieuse. Plus tard dans la soirée, nous dansions sur de la vieille musique sous une boule disco au centre d'un grand salon entourés de grandes baies vitrées. Une petite saucette dans le lac frigorifique en fin de soirée, un bain de lune. Je m'endormis, paisible et douillet, enveloppé dans ma couverture.
















Le lendemain matin, il ne restait que Jo et moi. La première chose que nous fîmes fût un saut dans le lac. Après quoi nous prîmes le camion de B. où l'on mis 2 bicyclettes et roulèrent en direction de Kelowna. Là, nous firent du vélo dans le downtown toute la journée, dévorant un lunch sur le bord de l'eau, visitant de petits magasins d'occasions et des endroits secrets... Je portais un overall et la casquette beige qu'ils m'avaient achetés. Je ressemblais à un petit garçon des années 50. Ma première vraie journée de l'été. Un bonheur partagée.

Summer 2011

6.12.2011

UN RÊVE AU BOUT DU DOIGT


Elle buvait une tisane d'échinacée avec une touche de miel avant de prendre 3 gouttes infâmes d'huile d'Origan. Elle sentait le rhume lui monter au nez et ce n'était pas le temps de tomber malade. En effet, dans 5 jours, elle irait dans une clinique en vue de faire un test complet. Elle avait passé trois entrevues 4 jours plus tôt de laquelle elle était repartie tout sourire. Le lendemain, il la rappellait en lui demandant de remplir des formulaires et en lui donnant un rendez-vous chez le médecin en vue d'un pré-emploiement. Maintenant, à la deuxième étape d'un long processus d'embauche, il n'en fallait plus beaucoup pour qu'elle touche enfin à son rêve;

Celui de devenir agente de bord.

Partagée entre la joie et la nervosité de la conclusion de tant d'efforts depuis décembre, elle ne peut s'empêcher de trouver le temps affreusement long. Une chance que sa petite maman lui a envoyée 3 romans par la poste. Les 3 premiers d'une série captivante (et en français) qu'elle dévore tout simplement. Le Chardon et le Tartan, de Diana Gabaldon. Lire rend la chose moins pénible. Spécialement quand tu es assise devant une chaîne de montagne pittoresque en buvant le meilleur mocha de ta vie acheté chez Blendz quelques minutes auparavant. Elle est bonne, la vie. Je ne le dirai jamais assez...



5.15.2011

VOILÀ




Elle vous écrit en directe de sa nouvelle chambre. Comfortable, spatieuse, charmante.. et la porte ferme sans avoir à la défoncer! Merveilleux. Je me sens étrange. Pas totalement heureuse pour dire vrai. Laissons les choses aller.


5.08.2011

BONNE FÊTE DES MÈRES



Bonne fête des mères à toutes les mamans mais spécialement aux femmes de ma vie;
Ma maman,
Cyntish,
Grand-maman
Et Francine
 ♥

BOUGE



Je vais être en chambre dès la fin de semaine prochaine. J'ai été visiter hier, c'est très jolie. Une vieille et grande maison sur 2 étages avec un balcon géant, une fenêtre énorme donnant sur le lac et les vergers. Ma chambre est spacieuse et bien éclairée, j'ai déjà hâte d'y être. J'ai besoin d'espace, d'air. J'ai besoin d'être avec moi. J'ai un ressentiment, une pensée brouillée, l'idée que peut-être mon paradis est avec ma famille, mes amis, mon français et les champs de blé d'inde. Je ne sais pas encore, d'ici là au moins j'aurai un chez moi ailleurs que ce petit nid d'amour, la seule chose que je connais ici et qui me rend complètement folle. Seul l'avenir me dira ce qu'il adviendra de moi d'ici la fin de l'été, en attendant je préfère me dire que je suis heureuse. Je vais continuer à travailler et à sourire, y'a rien de pire que de vivre dans une salle d'attente, comme dirais mon père.


12.23.2010

NAKUSP, NOËL 2010


Il y avait d'abord la route; sinueuse, enneigée et bordée de montagnes. Suivant un Westfalia "topant" 50 dans les côtes, il a fallut 5 heures pour se rendre, arrêtant premièrement dans un Save On Food pour finaliser les provisions puis dans un magasin de location de skis.

Il y avait ensuite le chalet; simple, rustique, charmant. Je m'amusai comme une enfant à découvrir chaques pièces, chaques détails, les portes d'armoire, le petit sapin, le lustre, les lits, les peintures, les noeuds du bois sur les rampes et puis... la mezzanine. Je montai les escaliers en colimaçon deux par deux pour m'extasier devant ce qui allait être mon petit confort ainsi que mon petit coin tranquille pour jouer de la guitare sans gêne pour les prochains jours. Comme il faisait noir à notre arrivée, nous avons souper léger avant de se diriger vers les hots springs. Tout rénover, c'était comme un spa géant mais sans les produits chimiques. Un petit défi de qui restera le plus longtemps allongé dans la neige, une petite Mmy gagnante bien sûr, un moment de relaxation parfait.

Le lendemain, nous avons préparés des crêpes selon la recette à Pierre que nous avons mangés avec du sirop d'érable offert par ma petite maman. Ainsi, un peu de ma famille d'amour accompagnait mon déjeuner. Nous partîmes vers 10 h en montagnes pour faire du ski de fond jusqu'en début d'après-midi. Épuisant, plus que je ne le pensais, je m'arrêtais toutes les 2 minutes pour contempler ce "winter wonderland". 

Dans les hot springs le soir, je fis l'étoile dans l'eau chaude pour contempler le ciel et la pleine lune, de jolis flocons de neige valsant doucement dans les airs à mon plus grand plaisir. J'ouvrai la bouche pour en laisser fondre quelques uns sur ma langue. 


L'avant-dernière journée, je fis de la raquette pour pouvoir prendre des photos (plus d'une centaine!) sans danger. Pendant un moment, puisque les filles étaient loin devant et que les 2 hommes enquêtaient sur de nouvelles pistes, je fis seule au milieu de la forêt. Je souriais bêtement pour rien, envelopper dans mon habit de neige, marchant maladroitement un peu comme un chien à qui on aurait mis des pantoufles. Dans l'immensité blanche et pur, je me disais que c'était ça la vie; la nature, l'air pur, les sapins géants, les ruisseaux glacés... la famille. En revenant, chacun participa au souper, coupant légumes, viandes, pains et fromages pour déguster une fondue bien méritée.

Chaque matin, les premiers debout allaient rejoindre Neil et Jacqui pour savourer un café au lit en parlant de tout et de rien. Je le vis lui, d'une autre façon. Partageant autre chose qu'une routine ennuyante, je le découvris un peu plus et ouvris les yeux sur ce que je ressens à son égard. Et si le coeur pouvait réellement cicatriser et oublier? 

La dernière journée, ce fut des oeufs bénédictines au réveil et une dernière escalade en montagne. Courte mais magnifique, nous avons explorés la source des hots springs. C'était comme un printemps au milieu de l'hiver. La neige fondue par endroit, l'odeur de terre mouillée et de souffre, la brûme au-dessus de l'eau brûlante, la cascade devant laquelle chacun de nous s'est extasiés...

Ce fut un très beau et bon temps. Pour moi, pour eux. Un bref répis des problèmes quotidiens, un temps pour penser à la nouvelle année qui arrive, élaborer des rêves, des projets... pardonner et puis passer à autre chose. Après 3 ans, j'ai enfin trouvé la paix en moi.

Nakusp et la magie du temps des fêtes a guérit mon coeur. En ce moment je peux le dire;
Je suis heureuse.















9.10.2010

IPE ARMSTRONG FAIR


IPE ARMONSTONG FAIR/ ARMSTRONG, BC
DEVANT LE STAND DE HAYSTACKS









C'était un peu comme l'expo de Saint-Hyacinthe mais anglophone et avec moins de budgets. Ce que j'aime d'habitude dans ce genre d'endroits, ce sont les artisans et leurs créations en tout genre, bijoux, hamacs, savons, foulards et co. jouets en bois, pourquoi pas! À l'expo, ça regorgeait de talent. Là-bas il y a bien quelques kiosques de chandails et de pacotilles par-ci par-là, mais rien digne de mention. On a fait tout les manèges ou presque (les fraises tourtantes dans le genre "tasses de thé" à la Ronde on a passés). On pouvait boire de la bière mais seulement dans une salle assignée qui me faisait penser un peu à salon de quille immense des années 1960. Moche. J'pense que le moment fort de la journée fut quand nous sommes entrés dans la "maison de l'horreur"... Dans un p'tit tramway avançant à pas de guépard, on voyait une fois de temps en temps des cadres avec des zombies en plastiques illuminés par des stroboscopes! J'ai poussé un de ces cris de morts!! (Digne des plus grands films d'horreur, j'aurais dû avoir un oscar pour ça) On a tellement rit!! C'était tellement ridiculement pas effrayant! (abus d'adverbes, pardon).

On a été dans la grande roue. Pas parce que c'est spécialement amusant... mais si les installations manquaient de peps, le paysage lui, n'avait rien à envier à personne. J'étais comme à l'habitude, cinglée. (Il a qualifié "cinglée" par "adorable", mais il ignore ce que cinglé signifit). Jacqui lui a demandé de me gagner un toutou, ce qu'il fit. On l'a baptisé Rory Junior (mais dans les faits on l'appelle juste Junior). 

Elle lui a également demandé de me faire goûter à un Haystack et un Horse blanket. C'était bon! J'ai tellement ris quand j'ai vu le horse blanket... c'est comme une queue de castor mais en moins bien. (T'as pas de variations cool comme pommes-cannelle ou peu importe, t'as que la pâte avec un peu de sucre à glacé dessus). " Hey it's like our Beaver tail!" À chacun sa pâte frite.

Y'avait du rodéo mais on n'y tenait pas tellement. Nous sommes restés là 8 heures au total. L'ambiance était tellement semblable à l'expo qu'à plusieurs reprises je me suis surprise à chercher des visages familiers. Sans succès, bien sûr.  

On a été des hobbits l'instant d'un reflet, j'ai été une poule, café, rire, mal de coeur, bulles, envie de pissé atroce, couché de soleil et blues live... Ce fut une très belle journée, vraiment. Ça a fait du bien de décroché de la routine le temps d'un après-midi. En espérant que les photos vous plaisent...

Bien à vous,
Mmy

DEVANT LE STAND DE HORSE BLANKETS

P.S.: MANÈGE PAS EN MARCHE.
JUNIOR ET MOI

MOI ET JUNIOR, ON JUGE PAS MERCI
LA GRANDE ROUE