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5.13.2015

DÉJA VU


I remember the first time I got dazzled by the spectacular view of cherry trees blooming in the spring. Blossoms filled the air with their delicate scent and there were flowers, flowers as far as the eye could see. My little house, next to an orchard, was a blessing. I could enjoy the show in the comfort of my living room, or doing the dishes, looking through the small window above the sink.
It was peaceful.

Still today I live close to cherry trees, but this time the term "peaceful" takes a whole different meaning. Though the Park is right on the other side of the street, there's a 10 minute walk and hundreds of people between me and the pretty blossoms. Everyone is waiting for their turn under the shade of the branches covered with white and pink. Everyone is dressed as they are going to Sunday church; their clothes are nice and tidy, their hair done, their teeth white, and they all take poses beside the quiet and tall models.

After 4 years of living in a big city I've learnt to share my precious loneliness with others. They don't talk but they are there, constantly in my sight, constantly reminding me that I am never really alone. It doesn't bother me so much anymore.

As I walked back I could see some of the girls barefooted. I guess there's just so much your feet can endure in heels.

A constant smile was following me during my little adventure, different thoughts also, all peaceful. The gloomy faces of Toronto streets disappeared, transformed by the quietness of the Park, the smell of the wild flowers and the new carpet of green grass after a long winter.

How I miss British Colombia.









1.07.2015

MAISON TEMPORAIRE





Si certains se demandaient à quoi ressemble mon chez moi dans le moment, voilà. Ma chambre, mon nid douillet entre deux vols. J'ignore combien de temps je resterai dans celle-ci, j'ai déménagé 5 fois en 3 ans et je ne serais pas surpris de devoir refaire mes valises, encore. Je ne vois pas de menaces à l'horizon ou de changements de plans soudain, mes colocataires sont plaisantes et je ne me fais pas voler ma nourriture... Qui sait.

J'ai trouvé cette chambre in extremis, après m'être fait mettre dehors de la maison où j'habitais précédemment, de février à octobre. Je suis la seule à blâmer malheureusement. J'ai vraiment cru que tout irait bien, qu'on s'entendrait bien lui et moi, qu'on trouverait bien un moyen de faire marcher les choses. L'optimiste en moi s'est fait remettre à sa place quelque part en Septembre, quand il m'a mit dehors parce que j'étais amoureuse de quelqu'un qui n'était pas lui. Au bout du compte les changements qui sont arrivés, quoique précipitamment, étaient pour le mieux.

Maintenant j'ai l'âme en paix, c'est ce qui compte.
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4.18.2013

BALADE À TORONTO












Hier, c'est avec un oeil de pirate et ma caméra que je suis allé faire des comissions dans le GTA. Pour être brève, j'ai une infection viral à l'oeil droit (qui s'est développé aussi dans l'oeil gauche depuis hier). Ce genre d'infection ne se traite pas par antibiotiques (c'est viral, non bactérien), et non seulement ça va prendre un minimum de 2 semaines avant de guérir, mais en plus, le petit virus s'accompagne d'un mal de gorge et de fièvre. Courage ma belle! Rien arrive pour rien, comme on dit. Ça va guérir. 

J'ai sortis mon vélo sur lequel il ne reste plus qu'un frein et j'ai pédalé dans la température enfin viable du mois d'Avril, tout sourire. En bonne compagnie, doux vent et soleil, j'en ai presque oublié que je n'aimais pas Toronto. Même avec un oeil en moins, j'appréciais la moitié de tout, au complet. J'ai été au Henry's me rinçer l'oeil avec de belles caméras et leur technologie de pointe. J'enviais en silence les bels objets en tenant précieusement mon appareil contre moi. J'ai mangé le pire grilled cheese de ma vie au coin de Church et Queen St E. J'avais chaud et froid, je ne savais plus quel morceau de vêtement enlever ou mettre, quand et comment, je suais et grelottais en même temps. J'ai mangé un empanada au poulet au Kensington Market et apprécié une conversation de singes et de reptiles en sirotant un mocha au I-deal Coffee.

Balade à Toronto. C'est ce que j'ai fais hier mais c'est aussi le titre d'une des chansons de Jean Leloup que j'affectionne particulièrement et qui me fait voir Toronto d'une autre façon. L'été revient et avec lui tout les attraits que cette ville a à offrir. Particulièrement les plages! Je prendrai mon vélo pour un peu plus de verdure, High Park a sa part de charme.



"Tu dormais sur le banc tandis que je conduisais et j'espère ne jamais arriver.."
BALADE À TORONTO, JEAN LELOUP

On est arrivés, finalement.


10.05.2012

EN BREF


Un petit café que Sam m'a fait découvrir. Ideal Coffee, Toronto, ON
Moi, été 2012
Un drôle d'oiseau, Moncton Nouveau-Brunswick / Été 2012
Toronto Pearson International Airport, Toronto, ON
En attendant le traversier pour l'île de Toronto par une chaude journée d'été / Toronto, ON
Harbor Front, Toronto, ON / Été 2012
Airshow vue d'Hanlan's point, Toronto ON / Été 2012
Une très belle boutique de livres à London, ON
Lui et moi admirant la chute de 254 m, Alberta / Automne 2012
Sur le chemin du retour, BC / Automne 2012

Des nouvelles:

Je l'avais rencontré en février. Je l'aimais beaucoup. Une fois nous avions été tout les deux sur l'île de Toronto où se trouvait un bateau qu'il aimait beaucoup. Je lui avais fais un dessin du dit bateau sans jamais avoir eu le courage de lui donner.


J'ai vu quelqu'un mourrir aujourd'hui. Au coin de ma rue, j'ai entendu un bruit semblable à quelqu'un qui aurait projetté une télévision par une fenêtre. Ensuite, j'ai entendu une femme pleurer frénétiquement en criant "Oh my god" à répétition. J'ai enfiler des jeans et un chandail et je suis sortie. L'homme était allongé tout près d'un poteau de téléphone sur lequel on pouvait clairement deviner un impact. Sa motocyclette était quelques mètres plus loin. Les secours n'étaient pas encore sur les lieux à ce moment là et je pouvais lire, de l'autre côté de la rue, l'émotion sur le visage des gens. J'ai vu mon colocataire serrer la femme dans ses bras, elle était en état de choc. J'ai ressentis un réel incomfort, je savais que le jeune homme ne se relèverait pas, qu'il ne se relèverait jamais. J'avais des noeuds dans l'estomac. Je ne connaissais pas cette personne, mais il était mort, là, sous mes yeux. C'était la première fois que je voyais la mort d'aussi près. Quand les ambulanciers sont arrivés, ils ont constatés le décès, une enquête s'est entamée, les rues ont été fermés. À la demande des policiers, la foule s'est écartée, et je suis retourné chez moi sans poser de questions.  

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2.03.2012

FOR RENT



Je cherchais un appartement. Quelque chose de vieux, de beau. Un endroit où l'on peut peindre sur les murs sans grande importance, déposer quelques bouteilles de fort sur le bord d'une bibliothèque poussièreuse contenant des livres qui n'ont jamais été lu où alors oublié là par un couchsurfeur provenant de l'Allemagne. Un endroit où y'a toujours quelqu'un que tu connais pas, à qui tu vas dire ton nom, de qui tu vas entendre le leur sans vraiment t'en rappeller. Un genre d'auberge de jeunesse pour 4. Et je l'ai trouvé, cet endroit.

- Salut, c'est Sam, de l'appartement. J'ai eu ton message.

Il a une belle voix, que j'me suis dis. Je crois que ça c'est terminé par "je te rappelle dans une heure" et puis on a raccroché. 2 heures plus tard, je sonnais à sa porte. Il m'a dit son nom pour la deuxième fois.


- Moi c'est Sam.
- Myriam.


On a visité l'endroit. C'était simple, beaucoup de souliers dans l'entrée. Ça sentait le chanvre où les hippies, pour être plus clair. Le tapis était un peu sale, la chambre avait du potentielle. Un beau balcon, pour y jouer de la guitare en été. Un parc devant. Il y avait aussi un casque de Viking sur le plancher. J'ai vu la chambre du maître de la maison.


- C'est ta chambre?
- Oui.
- T'as voyagé beaucoup?
- 38 pays, jusqu'à maintenant.
- Et elle s'appelle?
- Fernanda.

Fernanda, c'est son serpent. Il me semble que ça fait un bail que ça a commencé. Le chat Maurice, le chien Henri, la tarentule Gervaise... et le serpent Fernanda. Et puis je me suis demandé si il y avait un féminin à serpent pendant que j'écoutais distraitement ses mots, contemplant aussi son support à vins. Il devait y avoir une trentaine de bouteilles. Il m'invita ensuite à goûter son vin maison, j'ai dis oui. Une coupe plus tard, ça sonne à la porte, reçoit une amie, s'assoit à la table, on jase, on rit, on boit. Beaucoup. Ça fait maintenant 1 heure que je connais Sam. 


Je crois que c'est ce qui arrive quand tu as du plaisir, tu ne vois pas le temps passé. En bonne compagnie, l'apéro est devenu souper, souper est devenu 5 à 7... à 3:00 am, on parlait encore. Enchaînant bouteille de vins et verres d'eau, je voyais du mauve se dessiner sur le bord de leurs lèvres et entre leurs dents. Il est beau, que j'me disais. 


- Y'a encore des bus à cet heure-ci?
- Non. Mais y'a un matelas, si tu veux.
- Je prendrai le matelas, alors.


J'ai mi l'amour est sans pitié de Jean Leloup sur mon téléphone, ça m'a fait rire. Il est 3:15, les métros sont fermés, il ne me reste qu'à boire. Une fille se fait larguée en plein sur le trottoir, il est 3:15 je n'ai rien à déclaré. L'amour est sans pitié. Il a mi The Black Keys, on a dansés, il était presque 4:00 et on dansait encore. On...


J'ai mi mon cadran à 8:00. Je me suis réveillé un peu avant. Il m'a demandé où j'allais. "Chez moi". Cette chambre est parfaite, Sam aussi. Mais je n'y retournerai pas. Ça m'a fait un peu peur, tout ça.


- Si tu veux la chambre, je te la donne.
- Je crois que tu devrais l'a donner à quelqu'un d'autre.

Je suis retourné chez moi, là, sur le divan, j'ai envie d'une coupe de vin en bonne compagnie et de danser autour d'un terrarium contenant une Fernande. Mais je n'y retournerai pas, je sais. 

Et c'est parfait comme ça.
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1.22.2012

STAND UP


EN ATTENDANT AUX PORTES, HIVER 2012

J'avais un "Stand Up", premier, jusqu'à ce jour, dans ma carrière d'agent de bord. (Un Stand Up étant compté pour un jour de travail où l'on opère le dernier vol du soir et le premier du matin). Je suis donc partie de Toronto pour Kingston (ON) hier soir pour repartir ce matin à 5:00 am. 

J'ai su entres quelques bribes de conversations que cette ville avait déjà été la capitale du Canada. Bien qu'il faisait déjà nuit à notre arrivé, la beauté des grandes maisons d'antan et de leur façade en pierre me fit sourire. Le vieux Québec dans une autre version, que j'me suis dis. En arrivant à l'hôtel je fus tout de suite charmé. Les biscuits, les sculptures en cuivre, les fontaines, le personnel acceuillant, la céramique... mais surtout l'emplacement. De ma chambre, je pouvais contempler le Royal Military College, Fort Henry's Shoal Tower, Kingston Harbour ainsi que le Kingston City Hall. Après quelques recherches j'ai aussi découvert que de l'autre côté du lac se trouvait Wolfe island. À ma prochaine visite, je compte bien me rendre au Marine Museum, juste pour le plaisir.

Après avoir pris un bain chaud, j'enfilai les premiers morceaux de vêtements qui me tombèrent sous la main et descendis au Lobby. Je demandai à la réceptionniste si le restaurant de l'hôtel était encore ouvert et après avoir reçu une réponse affirmative je me dirigeai vers celui-ci. J'étais assise seule, un verre d'eau à ma droite, une serviette de table à ma gauche. Souriante, je contemplai la décoration un peu trop moderne chic de l'endroit dans lequel je faisais indubitablement tache. Pas que je m'en souciais, mais ça me fit rire un peu intérieurement. Je commandai une soupe à l'onion à la française qui fut un total délice et regagnai ma chambre pour les quelques 5 heures de sommeil qui suivirent.

J'adore travailler de bonne heure, les gens sont calme, le monde est au ralenti. J'ai toujours trouvé que les matinées avaient un parfum propre à elles; La fraîche rosée en été, l'air encore sans l'odeur de feu de bois en hiver, par exemple. Le vent hivernale mordait mes joues déjà rosies par le froid quand j'entrai dans le café pour m'acheter un chocolat chaud. Tranquillement on s'installa à bord de notre petit Dash pour rentrer à Toronto où nous attèrirent vers 6:40 am. Dans l'aéroport, mes pilotes et moi affichions un sourire ravie alors que nous marchions en sens inverse de tout ces gens qui commençaient leur journée de travail. Je pris la 58 en direction de la maison en oubliant totalement le fait que nous étions un dimanche. Arrivée au point de mon transfer je descendis de l'autobus seulement pour constater que le prochain ne passait qu'une heure plus tard. Beau mais froid, j'entrepris de faire le reste du chemin à pied, ma valise derrière moi. Après à peine une minute de marche, une automobiliste s'arrêta et demanda où j'allais et si j'avais besoin d'un transport. En temps normal je refuse toujours poliement ce genre d'offre, mais sachant très bien que j'avais une bonne heure à marcher non pas dans les meilleurs conditions, appuyé par le fait que c'était une femme en uniforme (d'agent de bord, qui plus est) j'acceptai volontier ce cadeau tombé du ciel! Cette femme merveilleuse me ramena donc jusqu'à bon port, tout sourire! En la remerciant pour la 10ème fois et après lui avoir dit que c'était un ange, je lui souhaitai une bonne journée et rentrai chez moi.

Je me préparai une boisson chaude aux céréales avec un soupçon de crème à la vanille et, caller dans mon lit, me répétai à quelle point cette phrase était vrai; 

Tout va bien parce que tu es heureux, et non tu es heureux parce que tout va bien.


10.10.2011

DOWN THE STREET






Juste en bas de ma rue, il y a un chemin en terre battue. Juste un peu plus bas, un petit étang, des canards, des arbres mais un particulièrement magnifique. Une piscine publique en plein milieu de nulle part, gigantesque, une piste cyclable traversant le parc... Des saules pleureurs, flitrant les rayons du soleil à travers les rameaux. Toronto, vraiment?

Savoir que j'ai un petit coin de verdure dans cet immensité grise et terne me soulage énormément. C'est lorsque je fermi les yeux pour mieux apprécier le vent chaud sur ma peau que le son d'un avion retenti au-dessus de moi. Un drôle de rappel à l'ordre à la réalité.

Le temps est long, en réserve. Je veux voler.

10.08.2011

TORONTO




Ça fait un moment, il me semble.

2 mois et quelques jours plus tard, de nouvelles aventures commencent! Ces 2 mois à l'hôtel on été quelques peu éprouvants. Quelques évènements malheureux, d'autres heureux mais au bout d'autant d'efforts, me voilà officiellement agente de bord! Je ne sais pas par où commencer en faite...

J'ai été pendant quelques jours à Oyama. De retour dans mon petit paradis. Enfin mes yeux ont pu se délecter de la beauté du paysage à nouveau. Non pas d'autoroutes grisâtres, d'orangé dû aux construction incessantes et plus d'automobiles qu'il n'y a d'arbres. Je dois dire toutefois; Toronto la nuit a son charme."Laissez vous une chance", qu'ils disent. J'y repenserai dans 2 mois. Mon changement d'adresse est officiel, B-C. n'est plus mon chez moi... Qui sait, peut-être qu'un jour j'y déménagerai de nouveau. Je l'ai dans la peau.

J'essayais de penser à une façon d'habiter dans les montagnes tout en étant dans le domaine de l'aviation. Les choses m'apparaissent plutôt impossible, je verrai en temps et lieux.

Le contraste de la campagne à la ville me donne le vertige. Tout, de BC, me manque. C'est à croire je ne me satisfait jamais de rien. Quand je suis quelque part, j'aimerais être ailleurs, et quand je suis ailleurs j'aimerais être de nouveau quelque part d'autre. C'est moi, j'imagine, moi et mes nombreux défauts. Je ne me suis pas encore apprivoisé. À 22 ans, il est encore tôt je présume.

Je n'ai pas de photos à mettre pour l'instant, Toronto ne m'inspire pas tant. Le stress d'un nouvel endroit que je n'ai pas réellement choisis, l'inconnu, la solitude, nouvel emploi... Tout ça me prend un peu par surprise. Rien de nécessairement désagréable, mais tout demande de l'accoutumance.

Je réécris bientôt, avant la fin de l'automne.
Mais de toute façon... qui vient encore ici.