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3.15.2013

JASPER ET SES SPLENDEURS


WAPITI, JASPER, ALBERTA/MARCH 2013
Bientôt 2 mois ce seront écoulés depuis mon aventure au Chili avec mon bon ami John. J'en aurais parlé avant ça, vous me connaissez, mais hélas je me suis fais voler ma caméra là bas (ma faute, courte histoire) et faire un article sans photos ne m'attrayait pas tant. Or je suis allé à Jasper tout récemment pour aller y faire de la planche à neige dans la plus belle poudreuse de l'année (c'était tempête pendant 4 jours avant mon arrivée et la montagne était resplandissante de nouvelle neige immaculée et reflètant le soleil comme des diamants) et, ayant pris de belles photos, l'envie d'enfin écrire un article m'a fait sourire. 

Je pourrais parler longuement de la beauté des rocheuses et que, selon un bon ami à moi, Jasper devrait apartenir à la Colombie-Britannique et non pas à l'Alberta (y faut bien partager) mais il me semble que mon blog soit complètement dédié aux splendeurs de l'Ouest et vous savez déjà mon opinion sur le sujet. Alors j'aborderai plutôt les détails qui m'ont plu (outre le paysage, bien sûr).

Il y avait la chambre louée, bain tourbillon, chandelles, champagne et tout ce que ça prend pour rendre un coeur heureux (incluant des fraises et du Nutella), mais c'était aussi enfin le calme qui me fit un bien fou. Puisque nous étions hors saison, la montagne était libre de tout touristes (mise à part nous et quelques autres évidemment) et nous purent descendre les pentes sans se soucier une seconde de se faire rentrer dedans par un skieur dément (pour qui descendre aussi vite que possible est un défi absolu et constant). J'en connais quelques uns comme ça.

J'ai particulièrement aimé l'escapade dans une gorge glacée où je pu voir divers fossiles, cavernes abritant stalagmites et stalactites (pire expérience clostrophobique de ma vie), cascades gelées gigantesques et merveilles de la nature (par là j'entend bien sûr la rivière qui ne gèle pas même si il fait en dessous de zéro car elle est alimentée de sources chaudes naturelles souterraines). J'aimais surtout que notre guide partage le comment du pourquoi du parce que avec nous, chose que j'apprécie toujours lorsque je vois quelque chose qui échappe à ma compréhension.

Il y a aussi eu la fois où, dans un restaurant avec un vrai feu de cheminé, j'ai commandé un spaghetti avec boulettes fourrées au fromage, que j'ai eu gratuit après avoir trouvé un poil (de barbe m'a-t-on assuré) long, frisé et foncé.

Où alors le film à l'eau de rose que j'ai été voir au seul cinéma du village (il y avait tout de même 2 films à l'affiche!) sur lequel j'ai pleuré à la fin comme toutes les autres filles dans la salle mais aussi les 4 garçons qui s'y trouvaient (j'ai compté). 


Maintenant que j'y pense, j'ai pris 3 ou 4 photos du Chili avec mon téléphone avec lesquelles je pourrais faire un article potable, j'y travaillerai. Alors mon expérience chilienne ce sera pour une autre fois. En attendant, je vous offre quelques clichés de Jasper et quelques Wapiti (qui signifit "fesses blanches" pour votre culture personnelle) qui ont bien voulu se faire prendre en photo (comme si ils avaient le choix).


WAPITI, JASPER, ALBERTA/MARCH 2013
WAPITI, JASPER, ALBERTA/MARCH 2013
MARMOT BASIN, JASPER, ALBERTA/MARCH 2013
NOTRE GUIDE ET UN INUKSHUK BÂTIT PAR UN ARTISTE EN HERBE APRÈS L'EFFONDREMENT D'UNE COUCHE DE GLACE. JASPER, ALBERTA/ MARCH 2013


UN PETIT FOSSIL TIMIDE
MA PARTIE PRÉFÉRÉE DE LA GORGE


LE PETIT PONT TEMPORAIRE SUR LEQUEL ON NE POUVAIT QU'ÊTRE 3
LE PETIT MONSIEUR QUI DÉNEIGEAIT LE PONT TEMPORAIRE SUR LEQUEL ON NE POUVAIT QU'ÊTRE 3

10.05.2012

EN BREF


Un petit café que Sam m'a fait découvrir. Ideal Coffee, Toronto, ON
Moi, été 2012
Un drôle d'oiseau, Moncton Nouveau-Brunswick / Été 2012
Toronto Pearson International Airport, Toronto, ON
En attendant le traversier pour l'île de Toronto par une chaude journée d'été / Toronto, ON
Harbor Front, Toronto, ON / Été 2012
Airshow vue d'Hanlan's point, Toronto ON / Été 2012
Une très belle boutique de livres à London, ON
Lui et moi admirant la chute de 254 m, Alberta / Automne 2012
Sur le chemin du retour, BC / Automne 2012

Des nouvelles:

Je l'avais rencontré en février. Je l'aimais beaucoup. Une fois nous avions été tout les deux sur l'île de Toronto où se trouvait un bateau qu'il aimait beaucoup. Je lui avais fais un dessin du dit bateau sans jamais avoir eu le courage de lui donner.


J'ai vu quelqu'un mourrir aujourd'hui. Au coin de ma rue, j'ai entendu un bruit semblable à quelqu'un qui aurait projetté une télévision par une fenêtre. Ensuite, j'ai entendu une femme pleurer frénétiquement en criant "Oh my god" à répétition. J'ai enfiler des jeans et un chandail et je suis sortie. L'homme était allongé tout près d'un poteau de téléphone sur lequel on pouvait clairement deviner un impact. Sa motocyclette était quelques mètres plus loin. Les secours n'étaient pas encore sur les lieux à ce moment là et je pouvais lire, de l'autre côté de la rue, l'émotion sur le visage des gens. J'ai vu mon colocataire serrer la femme dans ses bras, elle était en état de choc. J'ai ressentis un réel incomfort, je savais que le jeune homme ne se relèverait pas, qu'il ne se relèverait jamais. J'avais des noeuds dans l'estomac. Je ne connaissais pas cette personne, mais il était mort, là, sous mes yeux. C'était la première fois que je voyais la mort d'aussi près. Quand les ambulanciers sont arrivés, ils ont constatés le décès, une enquête s'est entamée, les rues ont été fermés. À la demande des policiers, la foule s'est écartée, et je suis retourné chez moi sans poser de questions.  

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9.26.2012

ONCE UPON A TIME, SUMMER


This was my life. Summers will never be as sweet.










3.25.2012

BIRTHDAY WEEK

On s'est réveillé un matin très tôt, par ma faute. J'ai dis "et si on allait voir le lever du soleil?". On s'habilla un peu rapidement, conscient que le jour n'attendrait pas après nous pour se montrer. Ciné-Parc nouveau genre, "apportez votre café", lentement, très lentement, l'obscurité de la nuit céda sa place à la lumière réconfortante des premiers rayons du soleil. En revenant à la maison, il me cuisina les meilleurs pains dorés au monde.

Plus tard dans la journée nous firent nos bagages pour Nelson, s'arrêtant d'abord à quelques endroits différents pour faire le plein de provisions en vue de ces 4 heures de route qui nous attendait. Nelson est une ville magnifique bâtit au flanc des monts Selkirk, elle a toujours été un endroit où il adorait aller. On loua une chambre d'hôtel de l'autre côté du pont orange. On mangea un plat délicieux au Outer Clove, bu une bière au Jackson's hole. Épuisés, nous retournâmes à la chambre d'hôtel ou Frank nous trouva un ouvre bouteille et un séchoir. Je pris une douche réconfortante, il ouvra ma bouteille de vin, sa bouteille de bière. On bu doucement, sans vraiment savoir à qui, à quoi. On bu pour se laisser flotter un peu mieux dans l'ambiance enivrante des montagnes, se soûlant d'air frais, d'air pur.

 Le lendemain matin, par la fenêtre, ce fut de la neige sur le sol. On se regarda en souriant, se disant que c'était dans ces conditions que les hot springs étaient à leur meilleur. On alla prendre le petit déjeuner à l'endroit suggérer par Frank, Bent Fork. Je crois que c'est, à ce jour, l'un de mes endroits préférés. On quitta Nelson non sans avoir d'abord marcher Baker Street de fond en comble. On trouva une petite boutique artisanal où je m'achetai pour la première fois un savon fait à la main à base d'argile française rose et d'huile d'amande. Un petit plus pour mon anniversaire, que je me suis dis. 

Sur notre chemin vers Nakusp il m'emmena à Ainsworth où nous restâmes presque 3 heures. La moitié des hot springs était à air ouverte, l'autre, dans une caverne aux couloirs étroits et où la chaleur, emprisonné par les parrois, nous donnait l'impression d'être dans un sauna. L'eau était peu profonde et je pus donc m'assoir sans problème au fond, l'eau juste au dessus des épaules et apprécier les bienfaits de l'eau de source sur mon corps. On reprit la route, Nakusp, montagnes, Debbie au Kuskanax Lodge et le meilleur repas jamais mangé dans un restaurant, nuit mémorable, pouceu psychotique, petit malaise, tout va bien. 

L'avant dernière journée ne nous laissa pas le temps de respirer que je repartais déjà le lendemain. J'en avais pas envie. J'ai passé mon 23 mars à voler au-dessus de chaques provinces canadiennes, je suis arrivé à minuit, ce n'était déjà plus mon anniversaire. J'ai bu une boisson au malt, j'ai souris...

Et je me suis endormie.

3.01.2012

H&M (PAS LA BOUTIQUE DE LINGE)














Nous sommes partis la tête remplies de belles idées, d'attentes et de projets vers cette destination où nous avions mis les pieds presque 2 ans auparavant. La Colombie-Britannique. Je n'y vais pas aussi souvent que je l'aimerais, c'est que plus rien est pareille. J'associes souvent trop une place et une personne, laquelle n'est plus jamais la même sans l'un ou l'autre. 

Le dimanche, donc, ma belle amie s'est dirigé directement vers Vancouver alors que moi je fis un détour via la Vallée pour aller y régler quelques trucs une bonne fois pour toute. Un vertige immense me fit presque vomir lorsque les roues touchèrent la piste d'atterissage de l'aéroport de Kelowna. Surprise par ce malaise, je me dirigeai dès que je le pus vers la sortie la plus proche. L'air frais me fit un bien fou, quoique toujours chambranlante. Je ne pouvais rester debout trop longtemps, j'avais les genous en jell-o. Essayant de trouver la cause à cette réaction, j'appellai la personne qui devait venir me chercher à l'aréoport. Peut-être aurais-je dû appeller quelqu'un d'autre, maintenant que j'y pense. Elle m'amena directement là où j'étais censé, en théorie, rester quelques jours. Mais là, sur le pas de la porte, je restai figé ne sachant trop quoi faire. J'hésitai à faire le moindre pas, comme si quelque chose allait exploser le cas échéant. Et là, sans savoir pourquoi, je m'effondrai en larmes sur son divan. Épuisée, j'allai me coucher dans son lit. Les couvertures en duvet ne suffirent pas à calmer mes tremblements, je m'endormis néanmoins et me réveilla quelques heures plus tard par mon téléphone. Je répondis un peu dans les vapes, entendis sa voix qui m'invita à souper, entendis la mienne répondre par oui, soupire de soulagement et douche, je sortis de cette maison en ne voulant plus jamais y mettre les pieds.

Le reste du voyage s'est très bien déroulé, mis à part peut-être ce fameu samedi 25 février. Heureusement j'avais des gens formidables qui, même si il était tard, on resté avec moi jusqu'à la fin, me consolant et m'encourageant comme ils le pouvaient. J'ai mangé ma peine en Gelato au chocolat au prix faramineu en parlant au téléphone à mon pathétique préféré. Je suis retourné à la case départ sans mes baggages. Pendant 3 jours j'ai porté les mêmes vêtements. Malgré tout j'ai passé du très bon temps. Vancouver, c'est vraiment une ville magnifique. 

Vancouver, BC, hiver/février 2012


11.29.2011

RETOUR AUX SOURCES (PARTIE 2)


Je poussai un léger bruit de surprise en trempant mes orteils dans l'eau brûlante. L'odeur de souffre qui en émanait s'atténuait de minute en minute. Comme il faisait noir, je ne distinguai que lui, à la lumière de quelques chandelles. En entrant la totalité de mon corps dans l'eau, je fus prise d'un frisson de la tête aux pieds. Je me laissai flotter en fermant les yeux, concentrant mon attention sur chaques sensations que je pouvais ressentir. Le premier détail que je notai était l'odeur. La brise fraîche caressait ma peau hors de l'eau traînant avec elle les effluves des montagnes, la senteur du bois tout juste après l'averse. Au-dessus de nos têtes, un pin gigantesque nous protégeait des quelques fines gouttes de pluies qui tombaient encore.

LA CABINE, KOOTENAYS / AUTOMNE 2011
GALENA BAY FERRY, KOOTENAYS / AUTOMNE 2011
GALENA BAY FERRY, KOOTENAYS / AUTOMNE 2011
GALENA BAY FERRY, KOOTENAYS / AUTOMNE 2011
C'était un vieux Jacuzzi inactif qu'ils avaient réutilisé pour en faire un spa nature. De l'un des tuyaux debouchait l'eau naturellement chaude des montagnes, d'un autre, elle s'évacuait. Le tout faisait passablement "broche à foin" mais avait indubitablement du charme. À quelques pieds se trouvait notre cabine. Tout de bois bâtit, une toute petite chambre abritant un lit double, un sofa, une table et deux chaises. Un panneau solaire à l'extérieur accumulait assez d'énergie durant le jour pour éclairer notre loge une heure ou deux, tout au plus, le soir venu. Nous n'en eurent pas besoin. Les bougies installées en bordure des fenêtres faisaient amplement l'affaire.



L'air était pur. Nous restâmes tout deux enlacés sans dire un mot dans l'obscurité de la nuit, bercés par la chaleur de l'eau. Nous ignorions l'heure, nous nous en moquions, pour être honnête. Quelques heures plus tard, en entrant nous coucher, la cabine sentait bon l'encens. Nous avions amenés nos propres couvertures et plusieurs oreillers, ce fut avec un plaisir évident que je me jettai dans ce petit nid douillet. Je me sentais étrangement épuisée mais totalement revigorée. Je sentis ses doigts caresser mon dos, mes cheveux. Je souriai et m'endormis, ses mains dansant sur mon corps encore brûlant.

Dès le matin venu, la première chose que nous firent fut de sortir dehors sans même prendre la peine de nous habiller en nous dirigeant vers le Jacuzzi. Il avait neigé par endroit et le sol glacé mordait mes pieds nus. Si la nuit précédente, nous ne pouvions apprécier la vue, c'est avec bonheur que nous découvrirent le décor splendide qui nous entourait. L'expression "décor de carte postale" prenait tout son sens. À quelques pieds de nous seulement se trouvait une parroie rocheuse descendant au "Upper Arrow Lake". Au loin, les montagnes enneigées des Kootenays. Émue par tant de beauté, je ne pensai plus à rien. La seule chose qui me ramena à la réalité fut mon estomac. Affamés, nous laissèrent momentanément la cabine derrière nous pour se diriger vers Nakusp, la ville la plus proche. Nous nous arrêtames dans un restaurant où je commandai de délicieuses gauffres et un chocolat chaud après quoi nous retournèrent là-bas pour jouir encore quelques heures de ce petit coin de paradis. Nous firent une sieste avant de reprendre la route vers la vallée. Nous décidâmes d'un commun accord que nous prendrions une voie différente cette fois, délaissant le traversier de Fauquier pour celui de Galena Bay. 

10.16.2011

QU'EST-CE QUI COMPTE?




Je me rends compte de quelque chose;

Les gens en ont rien à faire que tu aimes la photo, que tu aimes lire un livre sous un arbre perdue dans le fond d'un village inconnu. Ils en ont rien à faire de savoir que tu aimes t'étendre dans de la paille au soleil, manger des glaçons en hiver, pleurer pour rien, écrire sur tout, même si c'est insignifiant. Écrire des chansons, un blog. Ils s'en foutent que tu désteste parler au téléphone, ou que tu n'aimes pas les réseaux sociaux, que tu aimes la Guiness où la Mort Subite aux framboises. Ils s'en foutent que tu aimes jouer de la guitare, ou simplement en entendre. Que tu adores jouer avec d'autres personnes, chanter pour eux. Cuisiner à deux. Ils en ont rien à faire de savoir que tu sois mauvaise perdante ou caractérielle, que tu aimes, passionnément, sans compter...

8.03.2011

PHOTOGRAPHE AMATEURE

On me demande souvent de prendre des clichés. Principalement de gens mais aussi d'autres choses comme des fruits, parfois. Je le fais sans demander quoi que ce soit en retour, simplement pour l'amour de la photo. Voici mes plus récentes photographies, puisque je n'avais pas le coeur à faire un article différent en lien avec chacune d'elles;

ABRICOTIERS PRÊT POUR LA CUEILLETTE











BREE