I spent the entire day in a town I didn't want to be, in a hotel I didn't want to sleep in. I made the best of it, I thought. I went for a nice lunch, had a few beers even. Danced with a man in the middle of a restaurant with no music at all.
I went to bed early that night, too early. Not exactly tired, just eager to leave this day behind me. Theorically speaking, I did wake up the next day, just past midnight. I heard the first boom and my eyes opened slowly. Usually, I would have been confused by the time, I would have looked at the clock, maybe panic for a second. There was none of that. I knew exactly where I was, the time, the date, all painfully too clear and... real. I got out of bed and walked to the window. I could see the soft glow of the lights outside and the reflection of it on the water. Like a forest covered in snow, the room absorbed every bit of sound, giving a dream like atmosphere to my surroundings. Even the ongoing detonations seemed to be happening so far away.
My body was still warm from lying under the blanket and a chill went through me as I stood there, silent, bathing in the yellowish glow of the night. I closed my eyes, heard a few more "pow", followed by a louder one. The "grande finale", then nothing.
I left the curtains open so I wouldn't be in the dark and went back to bed, shivering. There, surrounded by the cheers of happy people, screaming and laughing, I never felt so desperately alone. Hugging one of the pillows tightly, I took a deep breath and whispered to myself;
" Happy New Year Myriam".
A few hours later I was at work; In my head, the echoes of the fireworks.
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1.18.2016
7.09.2013
MORCEAU DU CARNET NOIR
Il pleut à boire debout, en arrière plan c'est Gillian Welch qui me chante "I am on orphan girl". Parfois c'est comme ça que je me sens. Même ma mère et mes frères d'amour n'efface pas cette impression totalement. Dehors sa gronde de plus en plus fort, le tonnerre s'est mis de la partie. Pendant quelques minutes ça n'a été que moi, ma guitare, ma voix et le tonnerre qui semblait vouloir m'accompagner. Ou était ce peut-être une façon de m'inviter à aller prendre une marche?
Pour une fois, mes larmes n'accompagne pas la pluie. Je suis une orpheline. Presque tout les hommes de ma vie m'ont déçu. Déçu à un point tel que je préfère me priver de la chair plutôt que de laisser mon coeur voguer directement contre les rochers. Si j'ai mal... oui. Je ne le laisse pas paraître. Si j'ai mal, oui, tellement que certains soirs, dans mes rêves, même mes fantasmes se font cauchemards. Attendre l'amour c'est plus douloureux que je pensais. Beaucoup plus. Si mon propre père n'a pas su m'aimer, comment un homme étranger à ma vie pourrait le faire? Et tout ce que je demande à la vie, c'est l'amour d'une seule personne, mais est-il faux de penser qu'il proviendrait de "quelqu'un"? Un âme soeur, que les gens disent. Est-il stupide et vain de croire en telles choses? Ou peut-être est-ce que je ne regarde pas dans la bonne direction. Peut-être que je ne parle pas à la bonne personne. Il est si douloureux d'attendre, désillisionnée comme jamais. Mettre son bonheur et sa vie dans l'amour d'une personne, temporairement, car "pour toujours" n'est plus au goût du jour. Je manque cruellement de sentiments durables et sincères. J'en ai besoin comme l'air que je respire.
Je respire; l'odeur, le son de la pluie. Ça ne m'a jamais autant fais de bien. Le tonnerre gronde encore, temps idéal pour aller prendre une marche, après tout.
Je crois que je vais plutôt fermer les yeux et sourire. Sourire pour ne pas me plaindre. Sourire parce que je sais que tout va bien au bout du compte, et que je finierai bien par comprendre en quoi, en qui mettre mes espoirs. En quoi, en qui croire. Rester fidèle à moi-même. Attendre. Aimer.
La patience finit toujours par payer.
Pour une fois, mes larmes n'accompagne pas la pluie. Je suis une orpheline. Presque tout les hommes de ma vie m'ont déçu. Déçu à un point tel que je préfère me priver de la chair plutôt que de laisser mon coeur voguer directement contre les rochers. Si j'ai mal... oui. Je ne le laisse pas paraître. Si j'ai mal, oui, tellement que certains soirs, dans mes rêves, même mes fantasmes se font cauchemards. Attendre l'amour c'est plus douloureux que je pensais. Beaucoup plus. Si mon propre père n'a pas su m'aimer, comment un homme étranger à ma vie pourrait le faire? Et tout ce que je demande à la vie, c'est l'amour d'une seule personne, mais est-il faux de penser qu'il proviendrait de "quelqu'un"? Un âme soeur, que les gens disent. Est-il stupide et vain de croire en telles choses? Ou peut-être est-ce que je ne regarde pas dans la bonne direction. Peut-être que je ne parle pas à la bonne personne. Il est si douloureux d'attendre, désillisionnée comme jamais. Mettre son bonheur et sa vie dans l'amour d'une personne, temporairement, car "pour toujours" n'est plus au goût du jour. Je manque cruellement de sentiments durables et sincères. J'en ai besoin comme l'air que je respire.
Je respire; l'odeur, le son de la pluie. Ça ne m'a jamais autant fais de bien. Le tonnerre gronde encore, temps idéal pour aller prendre une marche, après tout.
Je crois que je vais plutôt fermer les yeux et sourire. Sourire pour ne pas me plaindre. Sourire parce que je sais que tout va bien au bout du compte, et que je finierai bien par comprendre en quoi, en qui mettre mes espoirs. En quoi, en qui croire. Rester fidèle à moi-même. Attendre. Aimer.
La patience finit toujours par payer.
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État d'âme,
Morceaux du Carnet noir
1.15.2013
CONTE DE FÉE POURRIE
Et y'a le coeur qui dit; "Ne le suis pas, on va se noyer."
"Temporaire". Jamais ce mot là ne m'a paru aussi opressant, aussi repoussant. Je l'ai entendu de sa bouche le premier. Mots qui se voulaient, je suppose, être non péjoratif mais plutôt réaliste. Comment de confusion ça a pu m'apporter. Combien d'idées morales et de valeurs ça a remis en question. Mais ça m'a donné, surtout, un mal de coeur incessant depuis maintenant 3 jours.
Libellés :
Crédit photo(s) Mmy,
État d'âme,
Morceaux du Carnet noir
7.14.2011
CHER JOURNAL
J'entrouvis les yeux, entendis le bruit de la ville déjà éveillée, la pluie tombante et le son des roues sur les rues trempées. Je m'étais endormis au son de sa respiration et l'écho de la voix de Bernard Adamus encore dans mes oreilles. Je sentis sa présence au réveil; Sentiment lointain mais familier, rassurant. Incapable de me rendormir, je sortis de la chambre 323 en direction du Blendz au coin de la rue, il était 6h37.
Avant de sortir de la chambre, j'attrapai l'un de ses livres au hasard; Demian, de Hermann Hesse. Les premiers mots me touchèrent instantanément.
"Je ne voulais que vivre ce qui voulait spontanément surgir de moi. Pourquoi était-ce si difficile?"
Une vague d'amertume m'envahie. Cette phrase à elle seule aurait pu résumer toute une vie ou expliquer, en outre, pourquoi tant de gens sont malheureux. Dehors, la brise fraîche et la pluie me firent un bien fou, atténuant momentané cette fièvre qui me brûlait le front et les tempes. À destination, je commandai un mocha au chocolat noir et allai m'assoire dans l'une des chaises hautes faisant face aux baies vitrées. Je commençai ma lecture tout doucement. En parcourant les premières lignes, une seule chose me revenait en tête; "Comment peux-tu déjà dire "je t'aime" au passé. Est-ce si facile pour toi?" J'avais lu, à reculons mais non sans émotions, son courriel. Il est si facile d'ignorer la vérité quand tant de kilomètres nous en sépare. Mais aujourd'hui je vais devoir retourner là-bas, auprès d'elle et de lui que je ne veux pas voir. Perdue dans mes pensées, je me souvins subitement du livre que je tenais et de l'endroit où je me trouvais. L'ambiance du café me parrue tout à coup oppressante. Je sortis et souris au contacte de l'eau tombant sur mon visage.
En entrant dans l'auberge je fus immédiatement soulagée, réconfortée par le calme matinale des gens tout juste réveillé mais aussi par l'odeur qui s'y dégageait, celle des rôties et du café. Du bout du doigt, je caressai en marchant les murs des couloirs entre lesquelles s'était passé tant d'histoires. Je me sentis comme à la maison. Je me remémorai l'odeur des draps fraîchement lavé, les étreintes pleine de tendresse de ma mère, les rires partagés avec mes frères... J'entrai dans la chambre et me sentant inspirée, pris mon petit carnet noir et mon stylo-plume.
Merci, Tesoro.
6.15.2011
LE CARNET
J'ai un petit carnet. Il est noir. Quand l'envie me prend, j'y gribouille quelques trucs. J'ai des petites craintes ces temps-ci, des noeuds dans l'estomac. Le petit carnet ne les effacent pas, en revanche il est très utile pour mes vomissures cérébrales (pardon). Alors ici, un brin de mon intimité, un petit barbo fait au coin d'une table, une autre façon de perdre son temps.
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