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7.14.2011

CHER JOURNAL




Jeudi 14 juillet 2011, Samesun Hostel, Vancouver, BC.

J'entrouvis les yeux, entendis le bruit de la ville déjà éveillée, la pluie tombante et le son des roues sur les rues trempées. Je m'étais endormis au son de sa respiration et l'écho de la voix de Bernard Adamus encore dans mes oreilles. Je sentis sa présence au réveil; Sentiment lointain mais familier, rassurant. Incapable de me rendormir, je sortis de la chambre 323 en direction du Blendz au coin de la rue, il était 6h37.

Avant de sortir de la chambre, j'attrapai l'un de ses livres au hasard; Demian, de Hermann Hesse. Les premiers mots me touchèrent instantanément. 
"Je ne voulais que vivre ce qui voulait spontanément surgir de moi. Pourquoi était-ce si difficile?"
Une vague d'amertume m'envahie. Cette phrase à elle seule aurait pu résumer toute une vie ou expliquer, en outre, pourquoi tant de gens sont malheureux. Dehors, la brise fraîche et la pluie me firent un bien fou, atténuant momentané cette fièvre qui me brûlait le front et les tempes. À destination, je commandai un mocha au chocolat noir et allai m'assoire dans l'une des chaises hautes faisant face aux baies vitrées. Je commençai ma lecture tout doucement. En parcourant les premières lignes, une seule chose me revenait en tête; "Comment peux-tu déjà dire "je t'aime" au passé. Est-ce si facile pour toi?" J'avais lu, à reculons mais non sans émotions, son courriel. Il est si facile d'ignorer la vérité quand tant de kilomètres nous en sépare. Mais aujourd'hui je vais devoir retourner là-bas, auprès d'elle et de lui que je ne veux pas voir. Perdue dans mes pensées, je me souvins subitement du livre que je tenais et de l'endroit où je me trouvais. L'ambiance du café me parrue tout à coup oppressante. Je sortis et souris au contacte de l'eau tombant sur mon visage.

En entrant dans l'auberge je fus immédiatement soulagée, réconfortée par le calme matinale des gens tout juste réveillé mais aussi par l'odeur qui s'y dégageait, celle des rôties et du café. Du bout du doigt, je caressai en marchant les murs des couloirs entre lesquelles s'était passé tant d'histoires. Je me sentis comme à la maison. Je me remémorai l'odeur des draps fraîchement lavé, les étreintes pleine de tendresse de ma mère, les rires partagés avec mes frères... J'entrai dans la chambre et me sentant inspirée, pris mon petit carnet noir et mon stylo-plume.

Le pluie tombe encore. Elle verdira la pelouse, nourriera l'océan, abreuvera les arbres et les fleurs. Elle m'accompagnera sûrement durant ces 5 heures de route me séparant de la Vallée. Je suis heureuse. J'adore les plans B. 
Merci, Tesoro.

5.26.2010

SAUTE





Quelle beau moment je viens de partager! Le quai, les sauts, la délicieuse fraîcheur de l'eau, les morceaux de bois flottants qui manque de nous faire faire une syncope, les tentatives de réembarquement, les rires, les roches, la chaleur, l'aller-retour en vélo, le sentiment d'euphorie et d'épuisement ressentis une fois étendue à juste... respirer!! Que toute les deux et le calme plat de la rivière...

Comme c'est bon de décrocher de la chaleur suffocante et du stress de la ville

Merci Lopette estivale.



5.17.2010

UN CANOT





J'aurais pu escalader une montagne, je l'aurais fais. En me levant c'est d'ailleurs précisément ce que je voulais faire. Le mont Ham. Mon appareil photo. Le vermont devant. Mais les plans B sont toujours aussi d'excellentes alternatives. Du canot! Grâce à son ton rassurant, à sa présence et aussi après quelques coups de rames maladroits, j'eus tôt fais d'être plus à l'aise. Je ne me sentais pas un très bon moteur, par contre, je ne pagayais que d'un côté. Le soleil était là, aucun nuage à l'horizon, une température plus qu'agréable. Mais surtout, sa compagnie. Des photos que je lui suis vraiment reconnaissante d'avoir prises. Un hamak, une sieste apaisante. Le bruit des feuilles frémissantes. Nos deux corps pris dans un champ magnétique.

Merci... FLK. [Mmy]


5.16.2010

«SON QUAI»



Je marchai en direction du dépanneur en vue d'aller me chercher un café, en l'attendant. La nuit était tombée depuis quelques heures. En sortant, j'allai directement au quai ou nous avions été une fois. "Son quai". Assise dans la descente, je regardai les morceaux de bois dériver lentement vers le barrage de la chute Hemmings, mon café entre les mains. L'air était doux, le vent un peu plus frisquet. En me laissant bercer par le bruit de l'eau sur les rochers, mes yeux fixèrent le lac miroitant les lumières de l'autre côté de la rive. Je m'étendis pour contempler les étoiles, trop de temps, depuis la dernière fois que je l'avais fais. Je ne me retournai pas lorsque je l'entendis se coucher près de moi.

Tout ses éléments...et toi. Un moment parfait.


5.04.2010

MORCEAU DE VIE



" En me réveillant, je restai un long moment étendu dans les draps défait, entremêlé de vêtements propres non rangés et quelques babioles. Ma chambre était un véritable fouilli. Non pas que le temps me manquait, l'envie n'y était pas, simplement. Une heure passa avant que je me décidai à bouger ne serait-ce que le petit orteil. Je regardai l'heure sans expression, constatai que j'étais depuis trop longtemps étendu et entreprit de soulever ma carcasse du lit. Mes gestes étaient lents et blasés. Dans la cuisine, j'hésitai entre un café et une tisane au thé blanc. Après une seconde d'hésitation, je mis l'eau à bouillir et versai une cuilléré de miel dans une tasse. Je mis également deux rôties dans le grille-pain et allai m'assoir dans l'une des deux chaises berçantes de la cuisine. J'étais perdue dans le néant de mes pensées quand la bouilloir me ramena à l'ordre. Machinalement, je versai l'eau dans la tasse et y mi un sachet de thé ainsi qu'un soupçon de crème. Je retournai m'assoir et retombai dans mes pensées brumeuses.


Jamais je n'avais sentis mon regard aussi vide. L'indifférence me faisait peur alors je laissais aller mes émotions tout en contrôlant mon envie de pleurer. Je n'aurais pas pu parler, la confusion m'empêchant de dire quoi que ce soit. C'était une journée pluvieuse, ou même en te réveillant heureux, le gris réussissait à te couper l'envie de presque tout. Je déposai ma tasse sur le coin de la table, et entrepris de mettre de la musique pour rendre l'atmosphère ne serait-ce qu'un brin moins lourd. Mon Mp3 était sur random. J'appuyai play et entendit le début d'une chanson qui me rappella vaguement quelque chose. Je fermai les yeux quand je compris d'où provenait ce souvenir.


Il était assis dans le salon, guitare entre les mains. J'adorais le voir jouer. J'adorais la façon don il transposait sa passion et son amour des choses dans tout ce qu'il faisait. J'adorais aussi sa voix et les chansons qu'il choisissait. Elles étaient toujours de circonstance, qu'elle que soit le moment. Parfois, quand j'allais doucement derrière lui pour l'enlacer, il s'arrêtait de jouer un peu, comme pour savourer un peu mieux mes caresses et reprenait où il s'était arrêté. "Je sais que je ne t'attendrai jamais, je sais que tu le sais. Je sais que tu ne m'attendras jamais et je sais que je le sais...♪ "


J'écoutai avec la plus grande attention chacunes des syllabes, me remémorant chaques vibrations de sa voix qui avait prononcé ses mêmes paroles. Je ne voulais pas pleurer. Au lieu de retourner préparer mon déjeuner dans la cuisine, je m'étendis sur le lit en écoutant cette même chanson continuellement, les yeux fixant le plafond. Lorsque je constatai qu'il était l'heure, je partis au travail à vélo le ventre vide, les écouteurs aux oreilles et le vent dans les cheveux. Et encore cet air de musique qui m'hypnotisait...
" Où suis-je où vais-je dans quel état j'erre... ♫ "


Je ne me sens pas mal. Je ne me sens pas bien. Je me sens juste complètement ailleurs qu'ici. '' [Mmy]

3.17.2010

STAGNATION




"J'ai juste une envie;

Partir."
[Mmy]

"Dans la nuit un sentier, qui va pas plus loin
mon radar voudrait pouvoir penser à rien,
mais dans la tempête nos lumières brillent dans l'beurre


Le vent comme un gun à clou, qui fonctionne bien
me traverse de bord en bord, j'avais besoin
de sortir dehors de sortir de moi-même
[...]
Je relis les points mais je vois pas la forme
Vire de bord crit mon instinct, au bout de sa corde
il faut savoir davantage il faut se voir
J'avancerai avec des intentions honnêtes
tu sauras quoi dire pour apaiser le singe"
[Apaiser le singe, Avec pas d'Casque]

2.18.2010

QUERIDO




" Il y a pas si longtemps je crois, divaguait au son des êtres qui ne croient en rien, croient en tout, en toute autre chose sauf eux-mêmes, des êtres malsains. Des gens un peu fou mais dépourvu de folie, des gens tous uniques, mais tous semblables. Mais outre ces gens-là existe aussi, rarissime mais pourtant, des gens en qui réside une belle folie, l'amour de la vie. Des gens fondamentalement emplient de bonté et qui dégage l'unicité, la vraie, quelqu'un qu'on a envie d'aimer, simplement. Il y a pas si longtemps je crois, ma tête divaguait au son des leurres, ne croyant plus en rien sauf la certitude que tout n'était que destiné au meilleur. Puis je fis sa connaissance. Après quoi tout les leurres, quoi que toujours présent, s'en furent en courrant. Emportant avec eux l'amertume qui m'avait déjà habité et ne laissant derrière que le désir d'être heureux et de partager un chemin à deux. "