L'air confiné du tunnel me faisait tourner la tête. Après avoir passé une nuit blanche dans un tube en métal présseurisé je n'avais qu'une seule envie, respirer de l'air frais. Ce n'est qu'après plusieurs minutes de marche dans ce labyrinthe sous-terrain que nous purent enfin sentir le vent frisquet Londonien sur nos visages fatigués.
La vue me redonna un regain d'énergie inattendu, excitée par les gens, les voitures, l'architecture et les éventuelles aventures à venir. J'avais faim, et l'idée d'un croissant frais et d'un café chaud me faisait vraiment envie, d'autant plus que les environs offraient plus que son lot de petits bistrots desquelles émanait une odeur fortement agréable. Après avoir convenu un plan pour la journée et un point de repère si il advenait que l'on se perde de vue, mon ami et moi marchions tout sourire dans les rues animés de Londres, le ventre vide. Bien vite nous trouvèrent un petit marché où nous achetèrent des sandwiches déjeuner et allèrent manger le tout dans un parc, sur les marches en marbre d'une statue quelconque. La foule d'activités autour me donnait un mal fou à me concentré sur une seule chose. Je regardais les gros autobus rouges bondées et avais une folle d'y monter, ce que l'on fis. D'une autobus à l'autre nous débarquèrent une fois de temps en temps pour y découvrir des canaux, d'autres ruelles charmantes, encore des cafés chaleureux, des pavés en pierre, des tavernes intrigantes... Et bien sûr, Big Ben, le parlement, le palais de Buckingham et bien d'autres monuments historiques tout aussi magnifiques et surnaturels les uns que les autres. La température était des plus agréable et le soleil pénétrait partiellement le léger brouillard presque constant qui surplombait la ville.
Malgré mon excitation évidente, le manque de sommeil et la faim me tenaillait toujours et je manquai m'endormir à presque tout les endroits ou nous nous arrêtions pour contempler la vue. De l'autre côté de Westminster Bridge, George s'assis sur un des banc en pierre face à la rivière pour se rouler une cigarette. J'appréciai le temps d'arrêt et ferma les yeux quelques minutes.
(À suivre...)
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11.14.2013
3.25.2012
BIRTHDAY WEEK
On s'est réveillé un matin très tôt, par ma faute. J'ai dis "et si on allait voir le lever du soleil?". On s'habilla un peu rapidement, conscient que le jour n'attendrait pas après nous pour se montrer. Ciné-Parc nouveau genre, "apportez votre café", lentement, très lentement, l'obscurité de la nuit céda sa place à la lumière réconfortante des premiers rayons du soleil. En revenant à la maison, il me cuisina les meilleurs pains dorés au monde.
Plus tard dans la journée nous firent nos bagages pour Nelson, s'arrêtant d'abord à quelques endroits différents pour faire le plein de provisions en vue de ces 4 heures de route qui nous attendait. Nelson est une ville magnifique bâtit au flanc des monts Selkirk, elle a toujours été un endroit où il adorait aller. On loua une chambre d'hôtel de l'autre côté du pont orange. On mangea un plat délicieux au Outer Clove, bu une bière au Jackson's hole. Épuisés, nous retournâmes à la chambre d'hôtel ou Frank nous trouva un ouvre bouteille et un séchoir. Je pris une douche réconfortante, il ouvra ma bouteille de vin, sa bouteille de bière. On bu doucement, sans vraiment savoir à qui, à quoi. On bu pour se laisser flotter un peu mieux dans l'ambiance enivrante des montagnes, se soûlant d'air frais, d'air pur.
Le lendemain matin, par la fenêtre, ce fut de la neige sur le sol. On se regarda en souriant, se disant que c'était dans ces conditions que les hot springs étaient à leur meilleur. On alla prendre le petit déjeuner à l'endroit suggérer par Frank, Bent Fork. Je crois que c'est, à ce jour, l'un de mes endroits préférés. On quitta Nelson non sans avoir d'abord marcher Baker Street de fond en comble. On trouva une petite boutique artisanal où je m'achetai pour la première fois un savon fait à la main à base d'argile française rose et d'huile d'amande. Un petit plus pour mon anniversaire, que je me suis dis.
Sur notre chemin vers Nakusp il m'emmena à Ainsworth où nous restâmes presque 3 heures. La moitié des hot springs était à air ouverte, l'autre, dans une caverne aux couloirs étroits et où la chaleur, emprisonné par les parrois, nous donnait l'impression d'être dans un sauna. L'eau était peu profonde et je pus donc m'assoir sans problème au fond, l'eau juste au dessus des épaules et apprécier les bienfaits de l'eau de source sur mon corps. On reprit la route, Nakusp, montagnes, Debbie au Kuskanax Lodge et le meilleur repas jamais mangé dans un restaurant, nuit mémorable, pouceu psychotique, petit malaise, tout va bien.
L'avant dernière journée ne nous laissa pas le temps de respirer que je repartais déjà le lendemain. J'en avais pas envie. J'ai passé mon 23 mars à voler au-dessus de chaques provinces canadiennes, je suis arrivé à minuit, ce n'était déjà plus mon anniversaire. J'ai bu une boisson au malt, j'ai souris...
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2.03.2012
FAIS MOI L'AMOUR
Au fond j'suis comme toi. Je fais chier des gens qui voudrait bien partager plus qu'un verre une fois par mois, plus qu'un baiser à la volée, une caresse un peu maladroite, dormir en cuillère... On se sent confortable. Sans plus. Qu'est-ce que ça prend de plus? Ils te parlent et te demandent qu'est-ce que tu fais ce soir, tu leur réponds que tu es occupé alors que tu ne feras rien du tout. Es-tu meilleurs qu'eux? Non. Tu ne sais juste pas quoi leur dire parce que tu ne sais pas mentir même si tu sais tellement ce qu'ils veulent entendre. Tu aimes les femmes, tu es hors de contrôle. Leur décolleté te rend fou, leurs jambes élancés, leurs sourires. Et je le comprends, elles me font chier, moi aussi. C'est beau, une femme. Ça en prend pas beaucoup, parfois, pour se faire avoir, pour se brûler. Les femmes brûlent en aimant... Les hommes brûlent pour le plaisir. Ils sont comme ça. C'est tout. Parfois je me fais avoir aussi par quelques mèches maladroites retombant devant des yeux rieurs, des mots qui se veulent être un compliment, un sourire en coin. Fantasmer a jamais fais de mal à personne. Mais j'suis trop peureuse pour être volage. J'ai jamais appris comment faire l'amour sans aimer, mais j'ai appris à mon coeur l'art de se mentir. Alors maintenant je ne discernes plus le vrai du faux, la comédie à la sincérité.
Faire l'amour, ça brûle. Et c'est la façon la plus hypocrite, la plus romantique de se faire mal.
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11.29.2011
RETOUR AUX SOURCES (PARTIE 2)
Je poussai un léger bruit de surprise en trempant mes orteils dans l'eau brûlante. L'odeur de souffre qui en émanait s'atténuait de minute en minute. Comme il faisait noir, je ne distinguai que lui, à la lumière de quelques chandelles. En entrant la totalité de mon corps dans l'eau, je fus prise d'un frisson de la tête aux pieds. Je me laissai flotter en fermant les yeux, concentrant mon attention sur chaques sensations que je pouvais ressentir. Le premier détail que je notai était l'odeur. La brise fraîche caressait ma peau hors de l'eau traînant avec elle les effluves des montagnes, la senteur du bois tout juste après l'averse. Au-dessus de nos têtes, un pin gigantesque nous protégeait des quelques fines gouttes de pluies qui tombaient encore.
| LA CABINE, KOOTENAYS / AUTOMNE 2011 |
| GALENA BAY FERRY, KOOTENAYS / AUTOMNE 2011 |
| GALENA BAY FERRY, KOOTENAYS / AUTOMNE 2011 |
| GALENA BAY FERRY, KOOTENAYS / AUTOMNE 2011 |
C'était un vieux Jacuzzi inactif qu'ils avaient réutilisé pour en faire un spa nature. De l'un des tuyaux debouchait l'eau naturellement chaude des montagnes, d'un autre, elle s'évacuait. Le tout faisait passablement "broche à foin" mais avait indubitablement du charme. À quelques pieds se trouvait notre cabine. Tout de bois bâtit, une toute petite chambre abritant un lit double, un sofa, une table et deux chaises. Un panneau solaire à l'extérieur accumulait assez d'énergie durant le jour pour éclairer notre loge une heure ou deux, tout au plus, le soir venu. Nous n'en eurent pas besoin. Les bougies installées en bordure des fenêtres faisaient amplement l'affaire.
L'air était pur. Nous restâmes tout deux enlacés sans dire un mot dans l'obscurité de la nuit, bercés par la chaleur de l'eau. Nous ignorions l'heure, nous nous en moquions, pour être honnête. Quelques heures plus tard, en entrant nous coucher, la cabine sentait bon l'encens. Nous avions amenés nos propres couvertures et plusieurs oreillers, ce fut avec un plaisir évident que je me jettai dans ce petit nid douillet. Je me sentais étrangement épuisée mais totalement revigorée. Je sentis ses doigts caresser mon dos, mes cheveux. Je souriai et m'endormis, ses mains dansant sur mon corps encore brûlant.
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11.23.2011
RETOUR AUX SOURCES (PARTIE 1)
J'étais assise à l'aéroport international Pearson de Toronto, Terminal 3, sirotant un chocolat chaud. Un léger picotement dans les jambes me fit changer de position pour la 3ème fois. Cela faisait déjà 4 heures que j'étais assise là. J'aurais pu ne pas être autant à l'avance, mais j'avais jugé bon de venir plus tôt pour avoir un premier aperçu de l'endroit puisque j'y travaillerais éventuellement. De plus, je ne pouvais rester une seconde de plus à l'appartement. Je regardai dehors les avions arrivées à leur porte respective, puis repartir après avoir fait le plein de passagers. Je repassai en ordre chaques étapes que l'agent de bord devraient faire, dans la bonne humeur bien sûr. Ces mêmes gestes que j'exécutais moi-même, presque tout les jours, à quelques différences près. Je souriai, lassement, avant de changer de position à nouveau.
Je suivis le long corridor qui menait aux arrivés, tentant tant bien que mal de dissimuler ma fatigue malgré mon excitation croissante. Il souria en me voyant, je pu distinguer dans ses gestes une retenue évidente, l'envie de courir à son cou me tenailla aussi. Même si à l'accoutumance je me laisses aller à mes émotions sans trop d'hésitation, nous jugeâmes tout deux que ce n'était peut-être pas le meilleur endroit. Il s'avança vers moi rapidement, aussi, lorsqu'il me prit dans ses bras et après plusieurs baisers empressés, je remarquai que je me tenais sur les talons et que seule son étreinte m'empêchait de tomber sur le dos. J'enfouis mon nez dans son cou, m'enivrant de l'odeur de sa peau douce et chaude. Ses vêtements sentaient bon le bois coupé, la fumée de cheminée et l'air de campagne. Nous arrêtames nos caresses le temps de se regarder un instant, il se tourna et je le vis se diriger derrière une colone d'où il sortit un magnifique bouquet de roses. Je déglutis difficilement, touché par le geste. Je lui avais pourtant demander de ne rien faire de la sorte, les billets d'avion lui ayant déjà coûté suffisament. D'un autre côté, je n'avais reçu de vrais roses qu'une ou deux fois dans ma vie, et mon coeur de jeune fille romantique ne pu s'empêcher de sourire en les voyant. Mon bouquet à la main, ma tête contre son épaule et son bras serrant ma taille, nous sortîmes de l'aéroport le coeur léger. La température était agréable, même fraîche. Une légère bruine oscillant entre flocons et pluie tombait sur nos deux corps amoureux. Nos mains ne se lâchèrent que très peu. Elles étaient encore l'une dans l'autre lorsque nous nous endormirent à la lueur du feu de foyer.
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7.22.2011
RÉVEILLEZ-MOI
J'étais dans la voiture. J'avais juste une envie, l'enlasser. Il était 2h00 am.
La noirceur total dans laquelle la rue était plongée rendait sa maison encore plus lumineuse. De part sa fenêtre, c'est la que je l'ai vu. Elle a courru, ses longs cheveux valsant derrière elle, suivit de près par lui, bouteille de bière à la main. Leurs démarches affolés, je pouvais le voir tentant de se cacher derrière la porte avant puis jeter une fois de temps en temps un regard paniqué vers la fenêtre. J'étais paralysé. Mon coeur cessa de battre. L'excitation à l'idée de le voir laissa sa place à un envie de vomir aussi rapidement qu'un coup de poignard en plein coeur. Je ne l'avais jamais insulté ouvertement, mais là, dans l'auto, j'ai pensé "You are a fucking asshole". La voiture démarra aussitôt, le poignard toujours dans le coeur. Dans mon lit, même les 3 couvertures dans lesquelles je m'étais recroquevillé n'arrivaient à faire cesser mes tremblements. Ce fut et c'est encore le sentiment le plus dégeulasse qui m'ait été donné de vivre... Quelle belle dernière impression, non?... Toi, courrant, te cachant comme un lâche dans ta maison accompagnée d'une autre femme à 2 h00 du matin. Et tout ça ne serait jamais arrivé si la veille tu ne m'avais pas fais croire, une dernière fois, que tu m'aimais. Si tu ne m'avais pas toucher. Je n'aurais jamais eu envie d'être dans tes bras ce soir là et je n'aurais jamais vu ses cheveux valser. J'aurais dormis paisiblement, souriant entre deux songes en rêvant de toi. Mais pleurer, trembler, vomir et sangloter jusqu'à 6 h du matin, 30 minutes avant d'aller travailler, semblait faire partit de mon destin... Avais-je vraiment besoin de ça...
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6.12.2011
UN RÊVE AU BOUT DU DOIGT
Elle buvait une tisane d'échinacée avec une touche de miel avant de prendre 3 gouttes infâmes d'huile d'Origan. Elle sentait le rhume lui monter au nez et ce n'était pas le temps de tomber malade. En effet, dans 5 jours, elle irait dans une clinique en vue de faire un test complet. Elle avait passé trois entrevues 4 jours plus tôt de laquelle elle était repartie tout sourire. Le lendemain, il la rappellait en lui demandant de remplir des formulaires et en lui donnant un rendez-vous chez le médecin en vue d'un pré-emploiement. Maintenant, à la deuxième étape d'un long processus d'embauche, il n'en fallait plus beaucoup pour qu'elle touche enfin à son rêve;
Partagée entre la joie et la nervosité de la conclusion de tant d'efforts depuis décembre, elle ne peut s'empêcher de trouver le temps affreusement long. Une chance que sa petite maman lui a envoyée 3 romans par la poste. Les 3 premiers d'une série captivante (et en français) qu'elle dévore tout simplement. Le Chardon et le Tartan, de Diana Gabaldon. Lire rend la chose moins pénible. Spécialement quand tu es assise devant une chaîne de montagne pittoresque en buvant le meilleur mocha de ta vie acheté chez Blendz quelques minutes auparavant. Elle est bonne, la vie. Je ne le dirai jamais assez...
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Évènements
4.30.2011
CONDITIONNEL PRÉSENT
| ROAD TRIP IN OREGON |
Elle irait marcher pendant 2 heures pour un seul café. Elle partirait en voiture dans un village inconnue, juste pour trouver l'arbre parfait où y lire un bon livre. Elle sourierait en marchant sous la pluie. Elle penserait beaucoup trop, et à des choses plus futiles qu'elle ne le croierait. Elle jouerait de la guitare et chanterait, rien que pour elle. Elle serait heureuse, malgré tout le reste.
Elle aimerait...
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6.05.2010
ABITIBI-TÉMISCAMINGUE
8 heures de route. Entre Obaska et Senneterre, à proximité du lac Tiblemont, un chalet en bois rond. Un acceuil chaleureux, de l'air pur et des mouches à chevreuils. Debout devant le lac, au loin, une plage vierge. Seul accès, ~ 1,3 km de canot. Le soleil s'est fait timide mais nous a accordé deux pleines journées de son temps. Avant d'atteindre l'autre côté du parc, nous avons campés dans une montagne à Ste-Véronique. Nous nous sommes réveillés au son de la pluie, pluie qui s'est également permise une intrusion matinale un brin désagréable. Au sommet de la montagne il y avait un belvédère. Curieusement, l'envie de prendre des photos n'y était pas. Pas plus que le reste du voyage, d'ailleurs. Quelques-unes seulement, vendredi, lorsque je contemplai le lac et ses constellations. Nous avons fait le tour de la ville de Senneterre en dix minutes; À pied. Val d'or, de la bière et le tournis. Jeudi soir, je jouai de la guitare autour d'un feu, fond musicale accompagnant des frères et des soeurs jasant et riant, auditoire qui incluait aussi quelques maringouins affamés et des amateurs de guimauves grillées. En allant me couché, je m'arrêtai quelques secondes pour admirer un ciel que je n'avais jamais vu aussi étincelant. Loin de la civilisation, la nature révèle ses plus beaux attraits. Je pensai à lui sous ces innombrables étoiles. Route 117 à trois, blues et querelles. Comment est-ce qu'un endroit aussi magnifique ait pu être le témoin d'autant de confusion et d'irrespect?
Je préfère ne pas y penser.
Si j'oublies mes insatiables envies, désirs et attentes, je dirais que mes vacances m'ont plu. Il y a certaine choses sur lesquelles nous n'avons pas de contrôle, tant mieux. Ça nous apprendra à vouloir toujours trop.
Merci à vous deux pour cette belle semaine.
Merci à vous deux pour cette belle semaine.
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5.16.2010
«SON QUAI»
Je marchai en direction du dépanneur en vue d'aller me chercher un café, en l'attendant. La nuit était tombée depuis quelques heures. En sortant, j'allai directement au quai ou nous avions été une fois. "Son quai". Assise dans la descente, je regardai les morceaux de bois dériver lentement vers le barrage de la chute Hemmings, mon café entre les mains. L'air était doux, le vent un peu plus frisquet. En me laissant bercer par le bruit de l'eau sur les rochers, mes yeux fixèrent le lac miroitant les lumières de l'autre côté de la rive. Je m'étendis pour contempler les étoiles, trop de temps, depuis la dernière fois que je l'avais fais. Je ne me retournai pas lorsque je l'entendis se coucher près de moi.
Tout ses éléments...et toi. Un moment parfait.
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5.04.2010
MORCEAU DE VIE
Jamais je n'avais sentis mon regard aussi vide. L'indifférence me faisait peur alors je laissais aller mes émotions tout en contrôlant mon envie de pleurer. Je n'aurais pas pu parler, la confusion m'empêchant de dire quoi que ce soit. C'était une journée pluvieuse, ou même en te réveillant heureux, le gris réussissait à te couper l'envie de presque tout. Je déposai ma tasse sur le coin de la table, et entrepris de mettre de la musique pour rendre l'atmosphère ne serait-ce qu'un brin moins lourd. Mon Mp3 était sur random. J'appuyai play et entendit le début d'une chanson qui me rappella vaguement quelque chose. Je fermai les yeux quand je compris d'où provenait ce souvenir.
Il était assis dans le salon, guitare entre les mains. J'adorais le voir jouer. J'adorais la façon don il transposait sa passion et son amour des choses dans tout ce qu'il faisait. J'adorais aussi sa voix et les chansons qu'il choisissait. Elles étaient toujours de circonstance, qu'elle que soit le moment. Parfois, quand j'allais doucement derrière lui pour l'enlacer, il s'arrêtait de jouer un peu, comme pour savourer un peu mieux mes caresses et reprenait où il s'était arrêté. "Je sais que je ne t'attendrai jamais, je sais que tu le sais. Je sais que tu ne m'attendras jamais et je sais que je le sais...♪ "
J'écoutai avec la plus grande attention chacunes des syllabes, me remémorant chaques vibrations de sa voix qui avait prononcé ses mêmes paroles. Je ne voulais pas pleurer. Au lieu de retourner préparer mon déjeuner dans la cuisine, je m'étendis sur le lit en écoutant cette même chanson continuellement, les yeux fixant le plafond. Lorsque je constatai qu'il était l'heure, je partis au travail à vélo le ventre vide, les écouteurs aux oreilles et le vent dans les cheveux. Et encore cet air de musique qui m'hypnotisait...
" Où suis-je où vais-je dans quel état j'erre... ♫ "
Je ne me sens pas mal. Je ne me sens pas bien. Je me sens juste complètement ailleurs qu'ici. '' [Mmy]
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